Mon premier Hellfest

Après des années d’attente, mon premier Hellfest arrive enfin ! On est vendredi 16 Juin dans notre petite Clio grise et c’est la boule au ventre et pleins d’excitation qu’on fonce direction Clisson !   

Après avoir récupéré nos fameux bracelets, nous entrons dans l’espace VIP (c’est l’avantage de vivre l’expérience pour Engine Your Sound), qui vient justement d’être refait pour cette édition. Clairement, on en prend déjà plein les yeux avec, entre autre, un bassin où trône une sculpture en forme de crâne dans laquelle se baignent déjà quelques festivaliers échaudés. Au fond, une salle ornée de moulures et autres lustres en ossements fait office de bar et permet aux personnes un peu fatiguées de se reposer tout en regardant les concerts des scènes principales rediffusées sur un écran géant. Bref, on se sent chouchoutés par le Hellfest dès les premières minutes.

 

Après un petit tour rapide, il est temps de découvrir le fameux Hell City Square où se mélangent stands de nourriture, de merchandising, bars et jeux d’arcades, le tout dans un décor aux airs de Camden. Chaque détail est bien pensé, chaque recoin est conçu pour nous immerger dans un monde propre au festival, et c’est réussi ! Une fois ce « petit » tour terminé, les choses sérieuses commencent, on passe sous la fameuse cathédrale et c’est parti !
À nous les trois jours de concerts de folie !  

JOUR 1

En ce vendredi, Clisson a chaud sous ces 35°C, moi aussi d’ailleurs, mais c’est en pleine forme que j’assiste à mon premier concert : PowerwolfLe groupe, dont la tenue et le maquillage de scène annonce directement le ton (le micro du chanteur est même en forme de croix !), me semble très sympathique ! Le chanteur nous invite même dans un français plus que correct à le joindre à la « grande messe du Heavy Métal ». Surprise par ce genre de musique qui est bien loin de ce que je suis habituée à écouter, je me laisse prendre dans l’ambiance, et me voilà quelques chansons  plus tard à entonner des « oh oh ohhh » en cœur avec tout le public.  Un premier concert qui permet de voir l’esprit Hellfest avec un public enjoué, qui bouge beaucoup et qui, il faut le dire, aime faire la fête.
S’en suit ensuite 
le concert de Deep Purple ! Ce groupe, c’est un de ceux qui ont bercé mes années lycée et la perspective de les voir en live me réjouit. Malgré leur âge, on peut dire que les « papis » du rock assurent. Un début calme rend tout le public mélancolique, puis  l’ambiance monte et atteint son paroxisme sur la célèbre « Smoke on the water ». Je surprends même à côté de moi, une fille en larme du début à la fin du set ! Eh oui, le Hellfest c’est aussi plein d’émotions.   

Après une bière pour se rafraichir et un petit tour dans la zone « Hell Fresh » qui met à disposition des brumisateurs, direction la War Zone. Quand tu arrives là-bas, c’est la prison ;  murs surmontés de barbelés, mirador, et terre battue !  C’est ici qu’a lieu le concerde Rancid sous un nuage de poussière. Les habitués ont d’ailleurs un foulard sur le nez et la bouche, en mode « gangster », qui les protège de toute cette poussière. Dommage pour moi, je n’ai pas prévu le coup et ça m’a gâché  le moment…  

 

 

Retour ensuite vers la mainstage pour conclure la soirée avec Rob Zombie dont la musique m’a plu ainsi que le personnage avec son côté effrayant et extravagant mais sans avoir ce petit plus. Arrive ensuite le groupe In Flames, sans mauvais jeux de mots, enflamme le public ! Et bien que je ne connaisse aucune chanson, j’ai vraiment passé un super moment.  Une première journée qui se conclue avec une seule envie, être le lendemain pour y retourner !  

JOUR 2

Le samedi, c’est reparti ! Après une nuit de sommeil plutôt courte, j’arrive en millieu d’après-midi et dès mon arrivée, j’entame avec un groupe que j’apprécie beaucoup, les américains de Chelsea Grin. Leur style plutôt deathcore laisse peu de place aux mélodies et aux voix claires pour privilégier les riffs lourds et les screams ! Des musiques qui m’ont donné envie de headbang et de pogos ! (Mon cou le paye encore au moment ou j’écris !).

 

Direction la warzone pour Frank Carter and The Rattlesnakes et ici encore, l’ambiance est à couper le souffle ! Frank Carter incite même le public à faire un circle-pit géant autour de la tourelle centrale, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on en prend plein les yeux ! Un peu avant la fin du set, j’en profite pour me rendre devant la mainstage où à déjà commencé depuis quelques temps le set de Steel PantherJ’avais beaucoup entendu parler de ce groupe qui parodie les groupes de Glam Rock des années 80. Leur tenues de scène (pantalons léopard moulants, cheveux teintés, bandeaux dans les cheveux) sont en accord avec ce style, et leur attitude est plutôt rock’n’roll  ! Le chanteur pousse le coté cliché en faisant monter des femmes du public, seins nus, et les laisse danser pendant que le groupe chante sa fameuse chanson « 17 girls in a row » !  Après une pause boisson (vu la chaleur il faut bien !)  et nourriture, c’est assise dans l’herbe que je profite du concert de Saxon, pas tout jeunes, comme les Deep Purple, ils ont su faire bouger le public, le faire chanter,  c’était comme vivre dans les années 70-80. Ce retour en arrière qui ne s’arrête pas là puisque ma soirée se termine avec tant attendus; Aerosmith ! Rien n’arrêta Steven Tyler et sa bande, on ressent une énergie débordante dans leur musique. On nous envoie du gros son et des titres mythiques ! Pour leur date d’adieu en France, c’est un succès total : le groupe semble au top de sa forme et le public suit ! Je pense que comme moi, personne n’avait envie que ça s’arrête.  Ce concert a vraiment été un des temps forts du festival et clôture en beauté cette seconde journée. 

JOUR 3

Puis arrive le tant attendu dimanche, et malgré la chaleur écrasante, une fois encore, malgré les kilomètres marchés ces derniers jours, je suis là, motivée, en plein soleil au troisième rang de la Warzone ! Parce que c’est LE concert que j’attendais : While She Sleeps. C’est au son de « You are We » que le groupe entame son set explosif ! Deuxième fois que je les vois en live, le public est une fois de plus déchainé On reste sur notre faim avec un set beaucoup trop court de trente petites minutes, et à entendre les commentaires a côté de moi, je ne suis pas la seule à être en reste. Dès la fin de leur set, je me précipite à la mainstage car je veux être devant pour le prochain concert; Motionless In White ! Mais là, je suis un peu déçue par un public que je trouve mou (ou peut être tout simplement fatigué  comparé à celui du Longlive Festival en début de semaine, où j’étais allée et qui avait réservé à Motionless In White un meilleur accueil. Sous cette chaleur, le personnel du Hellfest n’hésite pas à nous asperger d’eau avec les canons à eau, et mon dieu que c’est bon ! La moindre brise d’air est la bienvenue et la moindre goutte d’eau (ou de bière) se savoure ! C’est sous cette chaleur battante que commence le set de A Day To Remember, et il fait si chaud que je n’ai plus envie de bouger,  je reste donc au fond du public, à l’écart de tous ces gens qui slament ou qui sautent, tout en savourant une setlist plutôt bien choisie et qui ravit tout le monde.   

Profitant d’un trou dans mon emploi du temps, je me rend dans ce que le Hellfest a baptisé Kingdom of Muscadet; une petit forêt ombragée ou apparemment je ne suis pas la seule à vouloir me rendre pour m’y reposer. J’y trouve un coin tranquille d’où je peux voir les écrans de la mainstage pour pouvoir profiter du concert d’Alter Bridge calmement. C’est le calme avant la tempête puisque mon prochain concert, c’est Of Mice And Men, bien que je les ai déjà vu aussi au Longlive Festival, j’avais très hâte de les revoir ! Dès les premières notes, j’ai envie de sauter, danser, chanter, ou plutôt crier les paroles, au plus grand désespoir d’un couple à coté de moi qui visiblement n’a pas conscience qu’on est au Hellfest et non au concert de Lorie… Alors oui, ça bouge, ça pousse et y’a de la poussière, et heureusement, ça fait partie de son charme !  

 

Enfin, vient l’heure pour moi du dernier concert, et surtout de la grosse déception. Linkin Park c’est le groupe que j’avais envie de voir depuis que j’étais ado, c’était bien, avant. Le style de leur dernier album n’est pas du tout à mon goût, trop électronique, trop commercial, et manque de chance, ils ont décidé de jouer plusieurs morceaux de cet album. Le public du Hellfest n’est pas du tout réceptif à cette musique et ne le cache pas… Des pichets volent, ils se font huer, on sent  qu’ils font un peu tache dans la programmation. On apprécie quand même de retrouver Numb et Bleed it out en live lorsqu’ils les jouent. En début de set je décide alors de faire… la grande roue ! C’est mon côté un peu touriste ça, et puis depuis ses petites nacelles la vue est à couper le souffle. On domine le festival dans son intégrité, et pour le coup, on voyait Linkin Park au loin et on les entendait très bien.
C’est sur ce tour de grande roue que s’est achevé mon 
Hellfest, et c’est avec mélancolie que j’ai dit au revoir à Clisson, et je l’espère, à l’année prochaine car j’ai très envie d’y retourner !

 

Pour résumer ce séjour en enfer, je dirais qu’il a été chaud, épuisant, et couteux (en boisson et nourriture mais il faut préciser que j’ai toujours faim !). Surtout, grandiose,  drôle (on y rencontre des gens super marrants, y’en a même qui montrent leurs fesses) et surtout en musique satisfaisant J’en profite au passage pour saluer les bénévoles toujours au top et toute l’organisation du Hellfest qui ont permis de rendre ces trois jours inoubliables ! Hoping to see you all in hell next year guys ! 

Leah

 

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